Kathya de BRINON

Des larmes dans les yeux et un monstre par la main
Année 1948. Agée de quelques mois, Muriel sera confiée à ses grands-parents paternels.
Aimée tendrement pendant neuf belles années, elle ne retrouvera le foyer parental que pour son malheur.
Son grand-père maternel, le Monstre, la violera et la prostituera. Parler lui sera impossible : son Monstre menace de mort ceux qu’elle aime le plus : ses grands-parents paternels.
A onze ans, elle se confiera enfin à sa grand-mère paternelle, « sa maman ». Son père l’aidera peu, sa mère la culpabilisera sa vie durant. Elle sombrera alors dans la dépression, la boulimie, l’anorexie, et tentera de se suicider à plusieurs reprises.


Jeune adulte, sous l’emprise d’un homme devenant violent sous l’effet de l’alcool, elle sera violée.
Enceinte, elle deviendra maman d’un enfant qui deviendra le seul sourire de sa vie.
Un psychiatre hors du commun lui permettra de tuer Muriel et de faire naître Kathya… 
Au fil des ans, elle aura connu l’inceste, la prostitution infantile, le harcèlement scolaire, les maltraitances physiques et morales, l’abandon, une IVG traumatisante malgré la toute récente Loi Veil, puis le viol.
Confrontée à l’homophobie, elle soutiendra jusqu’à son décès un ami proche atteint du SIDA.
Elle devra également faire face au racisme et à l’antisémitisme.

La femme aux cicatrices. Survivante de l’inceste
Mai 1980. Kathya rencontre l’homme de sa vie, et la vie commune commencera dès le 6 juin…
Julien était en instance de divorce et père de deux jeunes enfants dont il avait obtenu la garde. Sa femme, qui l’avait quitté, ne verra pas d’un bon oeil l’arrivée de Kathya et de son fils Mickaël âgé de trois ans.
Un roman noir va alors commencer pour Kathya entre harcèlement, menaces de mort et dépressions.
Mariage, naissance d’Alexandra et fratrie recomposée apporteront la sérénité au jeune couple pendant quelques années. Le départ soudain de leur fille aînée âgée de 18 ans fera voler en éclat son bonheur. Puis le départ des autres enfants, au fil des ans, détruira Kathya et ses illusions.

Seuls l’amour de Julien et sa réussite dans la presse professionnelle donneront un sens à sa vie. Un autre viol, des tentatives de suicide, des cauchemars, des amnésies et des dépressions la conduiront à un internement volontaire en clinique psychiatrique.
L’abandon de ses enfants, le déni persistant de sa mère quant à l’inceste commis par son père, puis des écrits abjects de sa fille Alexandra, devenue psychologue clinicienne, amèneront Kathya à une ultime mais positive révolte.
Ses enfants lui avaient affirmé qu’ils auraient souhaité avoir « une maman comme les autres ». Mais toutes les mamans n’ont pas subi l’inceste et la prostitution infantile, et n’ont pas commencé leur vie de jeune couple avec trois enfants à élever.

L’Auteure : Kathya de BRINON
Après des études de Droit et de Psychologie, Kathya de Brinon a étudié le journalisme.
Elle enseignera pendant plusieurs années le Droit et l’économie avant de trouver sa voie dans la presse professionnelle lorsqu’elle sera nommée rédactrice en chef de la revue technique d’une société savante spécialisée en électronique
Elle créera ensuite sa propre société d’édition afin de lancer la première revue bilangue français/anglais dans ce domaine. Plusieurs ministères la soutiendront dans ce projet.

Ancienne victime d’inceste et de prostitution infantile, elle décide d’écrire son histoire afin de contribuer au combat contre la pédocriminalité, incestueuse ou non.
Son premier ouvrage « Des larmes dans les yeux et un monstre par la main » (Editions Maïa, août 2018) couvre son enfance violée et harcelée, son adolescence difficile et ses années de jeune femme perturbée et violentée.
Son second ouvrage « La femme aux cicatrices. Survivante de l’inceste » (Editions Maïa, novembre 2019) est consacré aux séquelles de l’inceste à long terme sur l’ancienne petite victime devenue femme en activité, épouse et mère de famille recomposée, et nombreuse.
Pour poursuivre son combat contre les pédocriminels, elle a créé en septembre 2019 l’association à but non lucratif « SOS VIOLENFANCE. Prévention de l’inceste et de la pédocriminalité ». 

Kathya se bat désormais pour préserver l’enfance en danger. 
Son leitmotiv : « Il vaut mieux prévenir plutôt que de tenter de guérir ».

Les Rencontres Littéraires Fabian Boisson