Alain RENE

Bricoles & Camisoles
Résumé du Tome 1 :
L’initiation, la révolte, la passion.
En quittant la France pour s’installer à Florence – ­­­­ses ancêtres sont originaires de Toscane – Olivier Castellano découvre dans les cartons de son déménagement, le journal intime qu’il a tenu au cours de ses études. Il décide alors de le retranscrire, de crainte d’oublier ces sept années qui ont forgé sa personnalité et son avenir.
Italien né en France, il est admis comme élève infirmier au centre de formation d’un Hôpital Départemental Spécialisé. Il n’a alors que 18 ans. Nous sommes en octobre 1967, et cet hôpital n’est autre que ce l’on nommait il y a encore quelques années : un « Asile d’Aliénés ».
Il va y découvrir paradoxalement l’horreur et la convivialité, la violence et la tendresse, le désespoir et l’amour. Ce sera le début d’une vocation confrontée à un détachement nécessaire.
La tâche est ardue, les horaires contraignants, et la formation théorique particulièrement ardue. Il lui reste deux passions pour oublier ces dures contraintes : l’escrime et l’escalade.
Il va rapidement devenir un adulte responsable, mûrissant au contact des nombreuses difficultés que va lui imposer son futur métier.
Les prémices de la révolte de Mai 68 sont déjà sous-jacentes et la libération des mœurs va rapidement le rattraper.
Après les désordres de cet important mouvement social, le calme revient. Il va alors vivre une autre révolution, celle de la « psychiatrie institutionnelle » qui doit officiellement remplacer la politique de santé mentale précédente qui consistait à protéger la société en enfermant les fous.
Les asiles deviennent progressivement des Hôpitaux Psychiatriques Départementaux, les infirmiers psychiatriques des infirmiers de secteur, les fous deviennent des malades mentaux et on parle de les soigner.
Cette première partie s’achève le 10 juin 1969, le jour où Olivier passe le diplôme d’infirmier des hôpitaux psychiatriques.

Deuxième partie : La Consécration

bricoles & camisoles

Dix nouvelles
Alain René compose un savoureux recueil de brèves nouvelles chacune à leur manière qu’il suffit parfois d’un grain de sable pou que le réel nous échappe. Si les décors et les situations divergent, il y est toujours question de personnages aux prises avec un imaginaire entre amis qui leur joue ds tours. Une virée en montagne entre amis qui manque de mal tourner, un adolescent en proie à des visions cauchemardesques, un pécheur rêveur, un chanteur lyrique aphone, ils font tous expérience ce d’état qui leur échappe, aux frontières de l’absurde. Certains personnages moins chanceux n’échappent ni au drame, à la mort. Chaque récit est tendu vers sa chute, qui déjoue avec malice les attentes du lecteur.

Dernières nouvelles
Après son premier recueil Dix Nouvelles, Alain rené continue son exploration des situations les plus cocasses aux plus inattendues mais, cette fois, les personnages sont nettement marqués par leur destin.

Le Pentin
Adolescent de 14 ans, Philippe est pensionnaire à l’Institution Saint-Jérôme. Il déploie toute son imagination pour y faire régner le désordre.
Lors de congés scolaires il rejoint la cirque Lespart que dirigent ses parents.
Tout en rédigeant un journal intime, il va découvrir son attirance pour les chevaux et les exercices d’équilibre. une étrange cavalière lui apparaît, elle va être l’objet de son premier émoi amoureux.

L’auteur
Membre du PEN Club et passionné de littérature, Alain René écrit depuis l’age de 14 ans, et enchaîne la rédaction de poèmes, de nouvelles ou de romans.
Le Pentin est le premier récit d’un triptyque consacré à l’enfermement. A suivre Bricoles & Camisoles évoquant l’hôpital psychiatrique des années 1960 et la Cage à roulettes qui décrit l’univers carcéral des années 1990.
Retraité de la fonction publique, Alain René a exercé vingt-quatre années en hôpital psychiatrique et seize autres en maison d’arrêt.

Florent Fels ou l’amour de l’art
Multiple public et secret, maître à penser de l’art contemporain, pourtant souvent réservé sur les œuvres et les artistes, ami constant et apprécié des plus grands, prodigieusement érudit sur le XX° siècle de l’art vivant et n’imposant jamais ses informations, ses preuves, Florent Fels nous est le plus souvent apparu masqué. Rien ne rassure autant qu’un masque, celui qui le porte comme celui qui le regarde. A tout ce qu’il faisait,il mêlait le plus profond de lui-même. Toute se activités de journaliste, d’écrivain, de critique, de témoin, de polémiste, d’homme de radio et en fin d’ami, ne sont que des faces de son aventure personnelle et spirituelle.

Le Larousse du XX° siècle le présente comme un journaliste te un écrivain d’art et c’set probablement ces seules facettes que je vous ai présentées. Mais il fut tellement plus et tellement mieux ; il fut un homme de culture. Bertrand de Jouvenel entendait la culture comme un plus grand développement de la capacité d’aimer.
Quelle définition meilleure pourrait être plus indiquée pour cette évocation ?
Florent fut cet homme de culture et d’amour.

Les Rencontres Littéraires Fabian Boisson