William Navarrete

Né à Cuba en 1968. Nationalité : cubaine et française. Il réside à Paris depuis 1991.

Il a fait des études d’ Histoire de l’Art à l’ Université de La Havane, puis en arrivant à Paris à La Sorbonne – Paris IV.

william navarrete Il compte à son actif plus une vingtaine ouvrages en espagnol et en français : essais, recueils de poésies, recueils de nouvelles et romans (traduits en allemand, en italien et dans d’autres langues). Il exerce le journalisme, la traduction et a dirigé deux collections de littérature latino-américaine pour les éditions Il Foglio (Toscane, Italie) et Aduana Vieja (Valencia, Espagne). Conférencier, il a donné de nombreuses conférences dans des médiathèques, festivals et salons littéraires et centres d’études en France, États-Unis et Amérique latine.

Son premier recueil de poésie, Edad de miedo al frío (inédit en français) a recu le prix Eugenio Florit du Centro de la Cultura Panamericana, de New York. Animal en vilo (inédit aussi en français) a été publié par l’Université Autonome de Nuevo León, au Mexique. Son recueil Lueurs voilées du Sud a été récemment publié en version bilingue espagnol/français par les éditions Oxybia, à Grasse, en 2017 et présenté à la Maison de l’Amérique Latine, à Paris. Trois des poèmes de ce recueil sont parus dans la revue Apulée (éd. Zulma, Paris, 2017).

Son premier roman publié en français La danse des millions (Ed. Stock, Paris, 2013), est paru en espagnol sous le titre de La gema de Cubagua (Madrid, 2011). En 2014, son deuxième roman, Fugas (Tusquets, 2014) est paru chez Stock sous le titre de En fugue (Stock, 2015). La publication de son troisième roman en espagnol: Deja que se muera España a eu lieu en mai 2017 (Ed. Tusquets/Planeta)

Il a écrit et publié en français sept ouvrages : La chanson cubaine (2000), Cuba: la musique en exil (2004), La canopée du Louvre (nouvelles, 2008), Dictionnaire insolite de Cuba (Ed. Cosmopole, 2014, réedition 2016), Pour l’amour de Nice (Ed. Magellan, 2017) et Dictionnaire insolite de la Floride (Ed. Cosmopole, 2017), Lueurs voilées du Sud (Oxybia, Grasse, poésie, sept. 2017).

Il a reçu une bourse de création du Centre National du Livre (CNL) en 2016 pour le projet d’écriture de son quatrième roman.

La danse des millions est un roman baroque qui se déroule à Cuba, dans l’Oriente, bien loin de La Havane.

Alors qu’elle cherche des histoires à l’eau de rose à se mettre sous la dent, Ana Isidora tombe par hasard sur une coupure de presse dans le Diario de la marina (le journal de la marine) aux archives nationales. Elle découvre abasourdie que sa famille, les Gonzales de Rivera – famille fondatrice de la ville, originaire de Cubagua, une île proche du Venezuela – aurait laissé une fortune colossale. Pour la récupérer, il s’agirait de prouver sa descendance directe en montrant divers extraits de naissance et autres actes officiels – difficiles à trouver dans une Cuba administrative où les queues semblent ne jamais prendre fin.

Un véritable cabinet de fortune va alors se mettre en place pour récupérer ces papiers et répondre aux demandes des citoyens. En effet, suite à la participation d’Ana Isidora à une émission de radio nationale, des milliers de cubains vont tenter de se mettre en

danse-millionscontact avec « l’héritière » afin de réclamer des produits de première nécessité. De situations cocasses en énormités répétées, Ana Isidora va se retrouver malgré elle au coeur d’une polémique délirante. Jusqu’où ira-t-elle pour récupérer la fortune qui lui revient ?

William Navarrete nous entraîne dans un univers fantasque où se croisent une série de personnages hauts en couleur. Avec une ironie certaine, il nous fait pénétrer un Cuba exaltant et délirant, où la vie quotidienne est semée d’embuches et d’absurdités.

En fugue                                                                                                                            Fuir, dans le sens de prendre un radeau de fortune et se tirer parce que de toute façon, ici, nous passions notre temps à tout fuir. » Un mari, un père, un pays.

En fugueUne mère et son fils quittent leur province natale, Holguín – berceau ironique des derniers dictateurs, Fulgencio Batista et Fidel Castro –, pour La Havane.

Première fugue avant le grand exil. À distance, le narrateur replonge dans l’histoire décousue de sa famille, de son île corrompue et irrationnelle. Sans nostalgie, il en restitue toutes les saveurs et les contrastesnau rythme endiablé de la musique populaire cubaine.

Les Rencontres Littéraires Fabian Boisson