Karine van de Velde

L’improbable voyageur
Préface de Djamel Boussafsaf

Ainsi  que  l’écrit  Djamel  Boussafsaf  dans  sa préface :  « L’Improbable  Voyageur  est  un périple  fantasmagorique  et  un  égarement magique dans les charmes, les ergs et les vents
d’un  désert  qui  semble  disposé  à  nous  révéler ses plus intimes mystères sous la plume inspirée et inspirante de Karine   van de Velde ».

L'improbale voyageurCe  premier  roman  de  l’auteure  nous  entraîne dans  les  pérégrinations  de  ce  personnage mystérieux qu’est L’Improbable Voyageur. Nous  partons  à  la  découverte  des  grandes épopées  sahariennes  et  des  tribus  qui  peuplent le désert. Mais au lecteur de deviner les lieux et les époques, tel est le souhait de l’auteure.
Les questions existentielles des personnages qui gravitent autour du héros sont les reflets de nos propres questionnements.

Un roman d’aventure pour ceux qui aiment les grands espaces.

Parution avril  2017  Prix public  15 euros
ISBN 978 2 37696 026 3

Extrait

Une main en visière au-dessus de ses yeux, l’homme regardait au loin. Assit droit sur sa monture, les pieds bien calés dans les étriers, impassible, il scrutait le bouquet d’arbres verts qui se détachait sur la ligne d’horizon. Son cheval bougea, fouillant de la queue pour chasser une mouche importune. Seul le cliquetis de son mors rompait le silence. Ce silence propre aux grands espaces était lourd de menaces invisibles. Le firanghi se souleva légèrement de sa selle et se décida à descendre de sa monture. Une intangible excitation montait en lui. Il avait réussi. Il était là, debout, face à cette mer
de sable dont nul ne connaissait encore bien les limites et lui, venu de cette lointaine France, allait en découvrir les contours.
Il sourit, sûr de lui, sûr d’être un jour un homme célèbre. Il serait celui qui aurait découvert et fraternisé avec les peuples du désert. Il flatta l’encolure de son cheval se remémorant la première fois qu’il était monté sur le dos d’un tel animal. Il avait l’impression que cela remontait à des années en arrière. Et pourtant, ce n’était pas
si  vieux,  quelques  mois  à  peine,  sur  un  vieux  cheval  de  ferme,  plus  habitué  à  tirer  la charrette pour aller au marché que d’avoir un cavalier sur le dos. Mais là encore, sa volonté avait réussi à le faire tenir en selle, et à force de grands cris, parfois même de fous rires, il avait enfin su monter à cheval, symbole de liberté.

Karine van de Velde

Peintre orientaliste américaine et écrivain, Karine van de Velde est née en Suède. Elle est la dernière descendante des peintres

van de Veldehollandais les Van de Velde. Partie dès l’âge de six ans pour l’Afrique avec ses parents, elle y séjourne  toute  son  enfance  et  passe  son  Bac  en  Côte  d’Ivoire.  Elle commence à peindre en 1991, sept ans après son arrivée en France, à Aix- en-Provence  où  elle  entame  un  cursus  universitaires  en  Lettres Modernes. Écrivain car en 2014, elle décide de franchir un nouveau pas, dans  l’écriture  cette  fois  ci.  Elle  publie,  aux  éditions  Cécile  Langlois,  ce recueil de poèmes, illustré par ses propres toiles.

Du même auteur

Le écueils du recueil Poésie. Editions LC.

Au temps de l’hivernage Poésie. Editions LC.

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