Frédéric Grolleau

Hieronymus                                                                                                                          À l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Jérôme Bosch (vers 1450-1516), le roman de Frédéric Grolleau plonge le lecteur dans l’univers du peintre néerlandais dont… on ne sait (presque) rien.

couvgrolleau-boschD’où l’impérieuse nécessité d’imaginer son journal intime pour que nous puissions, sur le mode de la confidence, écouter cette voix qui s’est perdue par-delà les siècles.
Enfin nous allons savoir qui est ce peintre qui a exploré le monde et ses enfers, les Hommes et leurs envers et découvrir ses aspirations, ses meurtrissures, ses convictions et ses failles.

Distillant au fil des pages, bribes d’éléments d’introspection psychologique, extraits de textes doctrinaux, fragments d’esthétique, recettes alchimiques mais aussi minutes de procès, Frédéric Grolleau offre une clé de lecture pour que nous puissions découvrir les travers et autres intuitions d’un homme chez qui l’occultisme conduit à fonder un véritable mysticisme esthétique

L’auteur
Pro­fes­seur de phi­lo­so­phie au Lycée mili­taire de Saint-Cyr l’Ecole, de 2004 à 2014, et notam­ment en charge du module “Phi­lo­so­phie et cinéma” en Classe Pré­pa­ra­toire à l’Enseignement Supé­rieur (CPES), Fré­dé­ric Grol­leau enseigne au lycée Albert 1er de Monaco.

Grolleau FCri­tique lit­té­raire et roman­cier, il dirige depuis 2004 le site de cri­tique de l’actualité éditoriale. www.lelitteraire.com.

Auteur de nom­breux ouvrages phi­lo­so­phiques des­ti­nés aux classes pré­pa­ra­toires, on lui doit notam­ment : L’intégrale de la culture géné­rale en 1000 ques­tions (e.a, Ellipses, 2009) et L’homme et l’animal : qui des deux inventa l’autre ? (éd. du Lit­té­raire, 2013).

Philosofilm                                                                                                                      Sans poser les prin­cipes par trop sys­té­ma­tiques d’une phi­lo­so­phie du cinéma, le sen­tier frayé par cet essai, dans la variété de ses approches comme de ses for­mats, vise à éta­blir com­ment un sup­port donné, quel qu’il soit, issu de la tra­di­tion « ciné­phi­lique » ou de l’industrie des block­bus­ters à l’américaine, qu’il ren­voie à un film d’animation ou à un jeu vidéo, mérite, si ce n’est d’être sauvé, du moins d’être réévalué.

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Voici donc une phi­lo­so­phie sur ou à tra­vers le cinéma, qui part du cinéma, prend dans le même temps appui sur lui et le quitte, pour mieux reve­nir sur ses propres modé­li­sa­tions logiques. Com­ment en effet ne pas recon­naître, sous un cer­tain angle, que le pou­voir d’imager du 7ème art et la faculté d’imaginer néces­saire à « la patience du concept » se rejoignent ? Ainsi ont été rete­nus dans le pré­sent opus, consul­table comme un guide ou un manuel, les films qui par­ti­cipent de ce regard phi­lo­so­phique sur le monde, en ce qu’ils rejoignent et illus­trent les pré­oc­cu­pa­tions et le cor­pus des textes des phi­lo­sophes, depuis l’antiquité grecque jusqu’à nos jours. Le jeu d’échecs du Sep­tième sceau peut désor­mais, au fil des pages, croi­ser sans pâlir le Joker de Bat­man ou encore John Rambo

Puissent les films qui suivent dans Phi­lo­so­films. La phi­lo­so­phie à tra­vers le cinéma, pré­sen­tés par un œil phi­lo­so­phique selon un ordre alphabétique/thématique qui peut être lu dans l’ordre ou le désordre, éveiller le sens cri­tique de cha­cun (qu’il soit pro­fes­seur, élève, étu­diant ou simple ama­teur), lui rap­pe­ler l’esprit de sérieux qui se niche d’aventure der­rière le diver­tis­se­ment …et éga­le­ment, par là-même, le sor­tir de la léthar­gie ambiante, capa­cité de s’étonner de l’ordinaire en jugeant qui désigne le sta­tut même de la vérité (l’alé­théia grecque) dont est onto­lo­gi­que­ment en quête la philosophie.

Les Rencontres Littéraires Fabian Boisson