Philippe Rivoira

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Intelligence artificielle : le Japon en embuscade

A partir de 1868, le Japon entame sa révolution industrielle. Les progrès technologiques bouleversent profondément et durablement la société japonaise. Elle bascule peu à peu vers un modèle industriel et commercial. La deuxième moitié du 20e siècle voit la généralisation de la robotique industrielle. La machine se substitue à l’homme, pour le meilleur ou pour le pire. Les robots remplacent les hommes dans des tâches répétitives, dangereuses ou insalubres. Mais les machines s’installent aussi dans notre quotidien
entraînant avec elles une déshumanisation de la société. Déjà, le Japon installe des androïdes comme hôtesses d’accueil dans les grands magasins.

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Tout ce que nous avons observé n’est rien comparé à ce qui se prépare. Jusqu’à présent, le Japon n’avait fait que suivre le mouvement. Désormais en embuscade, il se positionne
discrètement et progressivement comme un intervenant majeur, un leader incontesté et  incontournable de cette prochaine révolution technologique qui se prépare : l’émergence de l’intelligence artificielle.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la machine remplacera l’homme dans des opérations non pas manuelles mais décisionnelles. Le Japon en sera l’investigateur.
Les robots humanoïdes  des prochaines décennies auront suffisamment d’autonomie « intellectuelle » pour remplacer non pas des « cols bleus » mais des « cols blancs ».
Jusqu’à présent, les professions libérales, les cadres supérieurs, les dirigeants de société, etc., toutes ces catégories sociaux-professionnelles avaient été non seulement préservées des effets pervers de la robotique industrielle mais elles avaient plutôt
bénéficiée de la modernisation des techniques. Elles se trouvent désormais en première ligne, frontalement exposées à ce profond bouleversement technologique.

Imaginons un instant un industriel japonais qui ambitionne de s’implanter en Inde ou en Amérique du Sud. Cet investissement réclame du temps, des savoir-faire et des moyens financiers importants. Il doit nécessairement s’entourer d’experts dans le pays ciblé : expert-comptable, avocat fiscaliste, expert en droit social, juriste, architecte, ingénieur, etc. Et si toutes ces compétences se trouvaient sur un même logiciel régulièrement mis à jour pour tenir compte des spécificités de chacune des législations, intégré dans une machine, d’apparence humaine ? On comprend alors mieux les enjeux. Très rapidement, le Japon se positionnera, avec toutes les chances de réussite, sur tous les marchés du monde.

Cette révolution sera-t-elle contrôlée ? Qu’elles en seront les conséquences ? Il est probable qu’à travers ce nouveau défi technologique, deux visions s’affronteront : l’une
humaniste, prudente et soucieuse de préserver le facteur humain et l’autre plus suicidaire, avide de profits immédiats et de taux de croissance à deux chiffres. Quant aux conséquences, les catégories sociaux-professionnelles menacées par le développement
de l’intelligence artificielle ne trouveront leur salut que dans une marche forcée vers plus de mondialisation : uniformisation de règles, des normes et des législations. En d’autres termes, un avocat de Londres sera tout aussi compétent à Rio de Janeiro ou à Dakar.
Pour plonger dans ce monde encore virtuel, je vous invite à lire la fiction : « Soleil levant sur la Provence ».
Philippe Rivoira. www.robotjapon.sitew.fr 02/01/2017

Philippe Rivoira
Philippe Rivoira

Philippe Rivoira
Né en 1960 à Grenoble. Après des études universitaires en gestion, il effectue son Service National sur la base aérienne de Solenzara (Corse) avant de trouver un emploi d’aide comptable à Paris.
Passionné par le Japon, il décide de vivre son rêve et s’installe, en 1984, au pays du Soleil-Levant. Diplômé de l’Institut Culturel Asahi de Tokyo (langue japonaise), il entame alors une carrière commerciale en Extrême-Orient.
En 2004, après quinze années d’expatriation dans ce pays, il décide de revenir en France et s’installe à Nice où il débute une activité de coordinateur de projets japonais.
À partir de 2014, les circonstances l’obligent à changer d’activité. Il se tourne alors vers l’écriture pour témoigner, d’une part, de la vie quotidienne d’un appelé sous les drapeaux et, d’autre part, de son expérience japonaise.
Résolument indépendant, il autoédite ses deux premiers ouvrages et partage maintenant son temps entre la promotion de ses ouvrages à travers la participation à des événements littéraires et la brocante d’objets anciens.

Bibliographie
o Journal d’un appelé du contingent, Auto-édition, 2015 – Autobiographie 352 pages – www.servicemilitaire.sitew.fr
o Soleil levant sur la Provence, Auto-édition, 2016 – Fiction autobiographique 476 pages – www.robotjapon.sitew.fr

Contact : philippe.riviora@numericable.fr

Tél ; 07 86 02 69 05