Margaret FAWCETT

L’Ame Jumelle : Tome 1

En 1946 Alexandra, fille mort-née, se réincarne ensuite simultanément dans le corps de Victoria, sa sœur, dernière fille de Mary et  Edward. La cohabitation est serrée, la tête bousculée, mais bien pleine.

L'âme jumelle Fawcett

 

L’enfance et l’adolescence sont donc communes, dans ce corps partagé. La mort de John, leur ami si cher, à 20 ans, provoque le bouleversement absolu de cet équilibre si fragile et l’âme se scinde de nouveau : Vicky et Alexie doivent désormais  vivre séparément, deux corps qui se ressemblent comme des sosies, sans jamais  pouvoir se rencontrer de nouveau,  sauf dans l’au-delà.

Vicky voyage en France, s’installe à Nice après un séjour mouvementé comme jeune fille au pair à Cap d’Ail. Elle reste fidèle  à l’appel de réparer cet accompagnement qu’elle ressent comme  raté, en devenant infirmière. Elle est le personnage qui raconte sa vie à la première personne, contrairement à Alexie qui devient « elle ».

Alexie se désolidarise de la famille, qui ne la perçoit plus. La communication est rompue pour cette « imperçue » qui vit en parallèle une autre vie. Elle étudie la psychologie à Londres, s’installe en définitive à Montréal où elle se consacre aux Soins Palliatifs pendant un temps. Ses voyages, en quête de spiritualité l’emmène jusqu’au Tibet, où elle retrouve la sérénité perdue depuis la rupture avec Vicky.

Leurs chemins se croisent sans jamais permettre une rencontre, mais les ressemblances font naître des inquiétudes et des histoires amoureuses partagées à distance.

Fawcett
Margaret Fawcett

Les premières retrouvailles font suite à la fausse couche de Vicky, enceinte de son futur mari et de l’accident de voiture d’Alexie, en vacances avec son compagnon, Josef. Cette rencontre les déstabilise puisque l’amour vital est retrouvé. Elles tournoient, cherche une nouvelle direction, une manière d’être qui leurs permettraient de vivre ensemble mais la quête n’est pas achevée, elles doivent retourner sur terre. Elles oublient tout de ces échanges à leur retour sur terre et continuent leurs chemins séparés.

La ville de Florence a vu naître cette âme jumelle, qui pourra continuer son partage jusqu’à 600ans. Juliette et Henrietta vivent à Florence en 1831, l’une maîtresse de maison en villégiature d’Angleterre, l’autre son domestique. Alessandra, l’enfant d’Henrietta née à la suite d’un viol  est abandonnée aux Innocentis, le couvent qui accueille les enfants nouveaux nés.  Elle est retrouvée par Juliette et son mari qui l’adopte, pour qu’elle puisse grandir avec Vittoria, leur fille.Leur relation est fusionnelle, même si leurs destins divergent ; l’une suivant la voie ouverte par Florence Nightingale et l’autre militante suffragiste.

Alessandra retrouve sa mère biologique à Nice, avec l’aide de ses parents adoptifs en 1847 mais les insurrections en Europe en 1848 les empêchent de  se retrouver de nouveau.

A la mort de Mary, sa mère, Vicky retrouve les objets ayant servis à l’identification d’Alessandra au couvent, gardés par sa mère, grand-mère et arrière- grand-mère : un morceau de châle et un bonnet en lin avec une lisière de dentelle violette.Elle retrouve le lien familial avec Alessandra, l’italienne, dans sa famille. Ses fils, des jumeaux, désormais étudiants, partent  à Paris et sa santé décline. Elle est en proie à la dépression, se laisse gagner par une asthénie grave.

Alexie poursuit le même chemin de découverte jusqu’à Florence, grâce à la   psycho-généalogie avant de retourner à Montréal, attirée par le mysticisme. Elle veille sur la vie de Vicky lors de ses méditations  et voyages astrales, décide de la rejoindre, cette fois en tant que fille, pour sauver son âme jumelle et continuer le chemin.