Martine MAGNIN

Bien mal acquis
« Puisque vous êtes en train de visionner cette cassette, c’est que je suis déjà mort et que, à tort ou à raison, vous avez trouvé la caisse. Après avoir entendu ce que je vais vous dire, ce sera à vous de prendre des décisions en connaissance de cause. Quoi qu’il en soit, bon courage à vous. »

C’est par ces mots que s’ouvre Bien mal acquis… le nouveau roman de Martine Magnin. D’emblée, on a l’impression qu’on va avoir affaire à un polar, mais même si un fait divers est à l’origine de tout ce qui va se dérouler dans ce roman, l’affaire strictement policière passe rapidement au second plan.
Dans ce roman choral, quatre personnages nous racontent à tour de rôle leur histoire en lien avec ce drame.
– Régis, le garagiste, la conscience perturbée par la découverte de ce magot et de la cassette.
– Hortense, belle-sœur de Raymond, le garagiste décédé, naïve et généreuse.
– Henri, le mari d’Hortense, trop souvent absent. – Monsieur Fernand, assureur à la retraite tracassé par son dernier dossier, qui fait des Haïku.
On est dans le sud de la France dans le Gard, en Camargue où nous allons suivre ces personnages qui se débattent avec leur quotidien bouleversé. Heureusement, il y a le soleil, les senteurs, l’amitié. Bien mal acquis… est un roman puzzle, dans lequel les pièces s’imbriquent petit à petit. Un roman qui montre que tout le monde peut déraper mais que l’essentiel est d’éviter la sortie de route. Ce livre généreux plein de sensibilité, de suspense et d’humour se déguste avec un grand plaisir.

 Le Baiser de Gustav 
Il est difficile de présenter mon livre sans parler de mon amour pour Gustav Klimt, un peintre exceptionnel qui nous a offert une œuvre d’une richesse allégorique rare. Cet homme mystérieux était hanté par la mort, mais aussi par la sensualité, les femmes, l’amour, l’enfance…
Son œuvre répond tellement à mes propres aspirations, qu’une nuit j’ai rêvé de ses tableaux, de son monde magique, entre rêve et réalité. J’ai navigué voluptueusement dans ses ors intenses, sur ses courbes enivrantes, j’ai côtoyé ses muses et ses paysages, entre sérénité et tourments.

J’ai rêvé de Gustav Klimt et ses images m’ont habitée, envoûtée, ses volutes m’ont entraînée malgré moi et ont infiltré ma vie quotidienne de femme et d’auteur.
Puis la vie d’aujourd’hui a repris son cours, avec ses violences et ses douceurs, et tout s’est emmêlé dans une trame dramatique et romanesque.
Ce livre est aussi un livre sur l’amitié, l’érotisme, l’enfantement, la résilience, la reconstruction, la volonté.
Puis-je oser dire que ce livre m’habite encore ? Oui
Puis-je dire que Gustav est un véritable amour et que je vous l’offre ? Avec plaisir »

Faîtes vos vœux
Avec malice et bonhomie, avec brio aussi, Martine Magnin se lance dans la collecte de nos souhaits : Nous allons faire vivre nos mots pour que vivent nos rêves à n’en plus finir. Telle est l’ambition de ce petit livre plein d’humour, de fantaisie, d’optimisme et d’humilité. Tel est le défi de ces pages : lancer au ciel (ou dans le nuage d’Internet, mais on peut rêver) une boule de souhaits, une boule de neige de désirs plus ou moins fous -un grand cri d’humanité imparfaite, mais si aimable, entre nous.

Vous allez donc lire ce livre et vous y reconnaître, forcément. Vous tomberez nez à nez avec des vœux que vous connaissez bien : que votre banque arrête de vous appeler, que votre époux arrête de râler, que votre voisin fasse la grasse matinée. Vous verrez passer aussi quelques bons vieux rêves : la résurrection de l’abbé Pierre, devenir enfin votre meilleur ami, mourir comme ça, sans préavis. Vous souriez ? Vous allez pleurer aussi, car certains vœux sont bouleversants. Vous vous souvenez d’Ulysse ?

Elle dit, et moi, l’esprit troublé, je veux saisir l’âme de ma mère ; trois fois, je m’élance, et mon cœur désire la saisir, trois fois elle s’échappe de mes mains comme une ombre ou comme un songe.

Mais vous vous en remettrez, ce livre n’est pas là pour vous attrister, il est là pour vous proposer quelques jolies phrases à porter à votre cou, comme disait le poète. Celle-là par exemple :  Chanter a capella nos aspirations jusqu’à ce que Jupiter se retourne.
Et en attendant, parce que pour Jupiter ce n’est pas demain la veille – en attendant, mais où est passé le vœu de chasteté ? 
Voilà pour cette présentation, je vous laisse en compagnie de la pétillante Martine Magnin, qui vous propose là une leçon de vie originale – et pas exaspérante. Je m’en vais courir après le Carpe Diem et lancer à la mer mon vœu le plus secret, qui ne regarde que moi.
Quant à vous, attention, croyez en vos rêves à n’en plus finir, on vous a à l’œil !